Architecture de l'église Saint François-Xavier
Saint-François Xavier est un exemple d’architecture religieuse de la seconde moitié du XIXème siècle. Sa façade est inspirée de la Renaissance italienne, comme celle de La Trinité, dans le IXème arrondissement, commandée elle aussi en 1861.

La façade principale donnant sur le boulevard des Invalides est composée d’une partie centrale flanquée de deux tours carrées. Comme la Trinité, Saint-François Xavier a une nef large et un chœur étroit, bordé de passages qui communiquent avec une grande chapelle d’axe. Mais la Trinité n’a ni transept ni coupole, alors que ces deux éléments traditionnels se retrouvent à Saint-François Xavier.

A l’extérieur, citons le bas-relief du fronton, Saint-François Xavier baptisant les habitants de l’Inde et du Japon par Gabriel-Jules Thomas.
L’intérieur de l’église présente l’aspect général des églises des XVIIème et XVIIIème siècles. A cette époque, les architectes, rejetant le style gothique, privilégient les pilastres ou les colonnes cannelées, les arcs en plein cintre et les fenêtres très hautes. A Saint-François Xavier, les lunettes des fenêtres animent les cinq travées de la nef.
Grâce à son armature métallique, la voûte repose directement sur les murs latéraux, sans bas-côtés ou arcs boutant. Seules quelques chapelles lui permettent de rester en équilibre.
Le plan de l’église est classique : nef centrale avec chapelles latérales, transept et abside profonde. Mais puisque, à l’époque où elle fut construite, on refusait le parti gothique, des piles de colonnes séparent le chœur du déambulatoire.
Afin de mettre en valeur le chœur et de bien marquer sa séparation du reste de l’église, on le resserre par un arc triomphal reposant sur des colonnes et arcades latérales qui conduisent vers la chapelle de la Vierge. Cette disposition permet un jeu de perspectives accentuant l’effet de profondeur et conduisant le regard vers la statue de la Vierge de la chapelle axiale, sculptée par Jean-Marie Bonnassieux.
La balustrade de marbre de la table de communion, dans un mouvement ascendant marqué par les stalles, mène vers les arcades latérales, subordonnées à l’arcade de l’autel, qui met en scène un ensemble de bronze doré créé en 1894 par l’atelier Poussielgue (qui a également créé l’autel de l’église de La Trinité, dans le IXème arrondissement).




















Le groupe de prière du "












