Se convertir - Le cheminement

Des témoignages ...

« C’est à l’âge de dix-sept ans qu’un ami chrétien de ma cité m’a invité à une réunion. J’ai dit « oui » avec crainte. Lorsque je suis entré dans cette église et que les personnes ont commencé à chanter, j’ai senti une présence m’envahir, un sentiment étrange de paix m’a saisi, quelque chose de jamais vécu auparavant. J’ai compris que la vérité était là, l’atmosphère était tellement différente de celle de la maison, que je ne voulais plus quitter cette salle. »

« J'ai découvert la religion catholique par des amis, en fac. J'étais frappée par leur attitude générale d'attention envers les autres et aussi par leur paix alors qu'ils vivaient parfois des épreuves difficiles. Comme j'en vivais moi-même, cela m'a interpellé. Peu à peu, ils m'ont parlé du Christ, de la relation qu'ils vivaient avec lui. J'étais en recherche incessante, tentée par le bouddhisme, le new âge, les sciences occultes ... Puis j'ai réalisé, avec le cœur et l'intelligence, que le Christ était aussi venu pour moi. Après plusieurs mois de cheminement, j'ai frappé à la porte d'un prêtre. » (Laurence, Dijon)

« J’étais musulman pratiquant, sérieux. A l’époque j’étais un dur [...]. J’avais une haine dans mon cœur. Et en 1998, un père de famille du village a commencé à me prêcher l’Evangile. Ce qui me choquait, c’est Jésus. Je savais qu’il était prophète, mais Fils de Dieu, ce n’était pas facile à admettre ! Ce voisin m’a donné une Bible en arabe et je l’ai lue. Je me suis fait baptisé [...]. Ce que je trouve bien chez les catholiques, c’est qu’il y a une doctrine, un règlement formidable. Et puis l’obéissance. Et cela fait un an que je connais la prière à la Vierge Marie. » (Témoignage publié dans "Famille chrétienne")

« Je me suis brossé les dents et, soudain, j’ai eu l’intuition que Dieu n’existait pas. C’était tout le contraire d’une conversion. Je suis allé vers ma table de nuit pour noter cette idée. Le temps d’arriver jusqu’à mon stylo, un renversement complet, indescriptible, s’est opéré en moi. Toujours sans rien voir ni rien entendre, me vint la soudaine conviction, non par réflexion, mais par évidence, aveuglante évidence, que ce Dieu dont je croyais pouvoir démontrer la non-existence une minute plus tôt existait. Plus, qu’il était vivant et créait entre Lui et moi une relation d’amour. » (Didier Decoin dans "Philosophies")

« Au lycée, c’était la teuf, les copines, les mensonges envers les parents (...) je vivais dans une bulle, avec mes livres de Baudelaire. Je suis parti à un pèlerinage en Terre sainte, dans l’espoir de trouver des "produits" à fumer intéressants là-bas (...) Je voulais absolument toucher le rocher du Golgotha (...) il n’y avait personne. Je n’ai pas pu m’avancer jusqu’au rocher.
Boum ! je me suis retrouvé à genoux en pleurant (...) j’ai senti au plus profond de moi l’amour du Père (...).
» (Stephen a été ordonné prêtre le 27 juin 2010 pour le diocèse de Frejus-Toulon.)

Un cheminement personnel.
Le sacrement du baptème.
Le sacrement de pénitence.

Un cheminement personnel.

Les deux principaux disciples de Jésus Christ, Pierre et Paul, représentent chacun cheminement différent de la conversion.

Qu'on lise la conversion de Paul dans le livre des Actes ou dans la deuxième lettre aux Aorinthiens, il y a clairement un avant et un après. Sa conversion qui se lit donc comme un instant T de la vie de l'apôtre.

Dans le cas de Pierre en revanche, il est impossible de dater sa conversion, de l'inscrire dans un jour donné : il confesse Jésus Christ comme sauveur pour réfuter la mission du Fils de l'homme à l'instant suivant ("Arrière Satan !"), il renie Jésus et se trouve appelé ensuite par le Ressuscité. Bref, la conversion de Pierre ne s'inscrit pas à un instant donné : elle est un parcours.

[Article en cours de rédaction]

Le sacrement du baptème.

Etymologiquement le terme conversion signifie orientation nouvelle. En théologie, c’est l’action de se tourner vers Dieu, de tendre à la perfection en se soumettant à la volonté de ce dernier. La conversion au sens où l’Eglise catholique l’entend est, en réponse d’une sollicitation de la grâce, après un état d’ignorance, d’erreur ou de désordre moral plus ou moins libre, l’acceptation libre, entière et irrévocable des dogmes et des préceptes fixés en substance par le Fils de Dieu, et proposés en son nom par l’autorité hiérarchique fondée sur Pierre.

Le Baptême est le lieu principal de la conversion première et fondamentale. Dès le jour de la Pentecôte, l’Eglise célèbre et administre donc le baptême. L'Eglise affime que « tout être humain non encore baptisé, et lui seul, est capable de recevoir le baptême ». Le baptême est un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. Enfants ou adultes, le rituel est le même pour tous. Pour ces derniers, une formation a pour but de leur permettre de mener leur conversion et leur foi à maturité.

Après le baptême, l’appel à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. 

[Article en cours de rédaction]

Le sacrement de pénitence.

Le 13 septembre 2008, alors que le souverain pontife s’exprime aux Invalides il donne le fondement de la conversion : « Jamais, dans nos jugements, nous ne devons confondre le péché qui est inacceptable, et le pécheur dont nous ne pouvons pas juger l’état de la conscience et qui, de toute façon, est toujours susceptible de conversion et de pardon ».

Un combat se joue entre les désirs de notre esprit qui aspire à la perfection de l'amour et les tentations matérialistes qui nous portent vers le bien-être et la satisfaction des passions. Cette lutte n'est pas pour un jour seulement, elle se prolonge, d'une certaine manière, tout au long de notre vie. La conversion est un combat journalier, un combat avec nous-mêmes contre nos tendances égoistes.

Le sacrement de pénitence par excellence est le sacrement de la conversion. Il réalise sacramentellement l’appel du Christ à la conversion. Il manifeste la démarche de retour vers le Père, dont le pécheur s’est éloigné par le péché. Ce sacrement est une démarche personnelle et ecclésiale de conversion, de repentir et de satisfaction du chrétien pécheur.

[Article en cours de rédaction]