Vous cherchez ?         
Messes dominicales: Sam. 18h30 - Dim. 9h (grégorien), 10h15 (famille), 11h30, 19h (jeunes)

Architecture et Musique

L'église et le quartier

« Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux ». (Mt 18, 20)

Le Père Violle[1] écrit : «Qu'est ce qu'une église ? [...] Elle est d'abord un signe qui nous oriente vers la contemplation du mystère de l'Eglise. Ce signe s'adresse à tout notre être, intelligence, sensibilité, vie spirituelle. C'est pourquoi l'art y a une large part. Mais la caractéristique essentielle d'un signe est d'être lisible, compréhensible. [...] Ainsi, chaque génération de chrétien modifie architecture et iconographie pour que le bâtiment de l'église reste, de siècle en siècle un signe qui dispose à accueillir le mystère de l'Eglise, c'est-à-dire le mystère du salut en le Christ.»

[1] : « Cette demeure est le signe du Mystère de l'Eglise », Père Violle, dans "Revue des Chantiers du Cardinal, mars 1988".

Architecture de l'église Saint François-Xavier

Saint-François Xavier est un exemple d’architecture religieuse de la seconde moitié du XIXème siècle. Sa façade est inspirée de la Renaissance italienne, comme celle de La Trinité, dans le IXème arrondissement, commandée elle aussi en 1861.

La façade principale donnant sur le boulevard des Invalides est composée d’une partie centrale flanquée de deux tours carrées. Comme la Trinité, Saint-François Xavier a une nef large et un chœur étroit, bordé de passages qui communiquent avec une grande chapelle d’axe. Mais la Trinité n’a ni transept ni coupole, alors que ces deux éléments traditionnels se retrouvent à Saint-François Xavier.

A l’extérieur, citons le bas-relief du fronton, Saint-François Xavier baptisant les habitants de l’Inde et du Japon par Gabriel-Jules Thomas.

L’intérieur de l’église présente l’aspect général des églises des XVIIème et XVIIIème siècles. A cette époque, les architectes, rejetant le style gothique, privilégient les pilastres ou les colonnes cannelées, les arcs en plein cintre et les fenêtres très hautes. A Saint-François Xavier, les lunettes des fenêtres animent les cinq travées de la nef.

Grâce à son armature métallique, la voûte repose directement sur les murs latéraux, sans bas-côtés ou arcs boutant. Seules quelques chapelles lui permettent de rester en équilibre.

Le plan de l’église est classique : nef centrale avec chapelles latérales, transept et abside profonde. Mais puisque, à l’époque où elle fut construite, on refusait le parti gothique, des piles de colonnes séparent le chœur du déambulatoire.

Afin de mettre en valeur le chœur et de bien marquer sa séparation du reste de l’église, on le resserre par un arc triomphal reposant sur des colonnes et arcades latérales qui conduisent vers la chapelle de la Vierge. Cette disposition permet un jeu de perspectives accentuant l’effet de profondeur et conduisant le regard vers la statue de la Vierge de la chapelle axiale, sculptée par Jean-Marie Bonnassieux.

La balustrade de marbre de la table de communion, dans un mouvement ascendant marqué par les stalles, mène vers les arcades latérales, subordonnées à l’arcade de l’autel, qui met en scène un ensemble de bronze doré créé en 1894 par l’atelier Poussielgue (qui a également créé l’autel de l’église de La Trinité, dans le IXème arrondissement).

Oeuvres d'art de l'église

Chapelle par chapelle, faisons ensemble le tour de cette église au patrimoine si riche. Certaines oeuvres ne sont pas visibles; elles sont placées dans des lieux non accessibles en temps normal ou exposées temporairement dans des musées.

CHAPELLE DES FONTS BAPTISMAUX

La Fuite en Egypte
Louis Flachéron (mort en 1885)
Huile sur toile.

Le tableau représente la Vierge Marie endormie sur un rocher auprès de l’Enfant éveillé, durant leur fuite en Egypte pour échapper aux persécutions du roi Hérode.

Louis Flachéron fait partie d’une dynastie d’artistes. Son grand-père fut architecte de la Ville de Lyon et son père, élève d’Ingres, fit une carrière de peintre remarqué pour ses représentations de personnages de la Bible situés dans des paysages grandioses. Son fils fut fidèle à ce style jusqu’à sa mort survenue tôt, à la suite de laquelle sa mère fit don de ce tableau à l’Eglise Saint-François Xavier.

L’Apothéose de saint Gaétan de Thienne Claude II Audran (1639 - 1684) Huile sur toile

Saint Gaétan (1480 - 1547), pronotaire apostolique auprès du pape Jules II, devint prêtre en 1516. Il participa à l’établissement à Rome de la fraternité de laïcs du Divin Amour qui prodiguait la charité temporelle aux malheureux. Il développa son action dans toute l’Italie, travailla auprès du futur Paul IV à réformer l’église dans le sens d’un christianisme plus authentique et créa l’institution toute nouvelle des clercs réguliers, les Théatins. Après le sac de Rome il alla à Venise puis à Naples où il organisa des Monts de Piété. Combattant la violence et la misère, il mourut d’épuisement et fut béatifié en 1629 puis canonisé en 1671. Ce tableau a été authentifié comme un élément de retable provenant de l’église des Théatins à Paris(Sainte-Anne-la-Royale). Charles II Audran fut l’un des plus proches collaborateurs de Le Brun et son œuvre est dans la filiation directe de ce dernier ainsi que de Poussin. Un tableau de Audran représentant la « Multiplication des pains » est également visible à Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux à Paris.

Voûtes de la nef, vitraux

Depuis cette chapelle on peut découvrir l’ensemble des voûtes des cinq travées de la nef ornées du monogramme de Saint-François Xavier (SFX). Dans les écoinçons apparaissent des phylactères au nom des différentes contrées évangélisés par Saint-François Xavier(Goa, Mozambique, Amboine, les Moluques...). Ce décor, comme les dessins des vitraux des plafonds, des tribunes, de la chapelle de la Ste Vierge sont l’oeuvre du peintre architecte Alexandre Denuelle qui a dirigé la décoration de l’église Saint-Augustin, décoré entre autres les cathédrales de Limoges, Bayonne, Toulouse, Beauvais, Amiens ainsi que le plafond de la grande galerie du Louvre à Paris.

Les autres vitraux de l’église ont été réalisés par Léon Ottin (pour les 4 chapelles latérales de la chapelle de la Ste Vierge, qu'il a réalisé en 1873 ainsi que les 2 vitraux de la sacristie des mariages et les 2 vitraux du transept), par Charles-Laurent Maréchal dans les ateliers de Charles-François Champigneulle à Bar-le-Duc et par Maurice Denis (auteur des 6 caissons octogones des plafonds des tribunes de la chapelle de la Ste Vierge), plus connu en tant que peintre, qui redonnera au vitrail religieux une nouvelle dimension au 19ème siècle. Maurice Denis est également auteur de la vitrerie des portes et des tambours. M.Uchard, l'architecte, dans ses notes de 1875, attribue ces vitraux à M.Denis mais en 1876, dans une liste récapitulative, il les attribue à Maréchal. M.Denis aurait-il dédaigné ce travail ou aurait-on changé tout simplement - d'éxécutant pour confier le travail à un maître verrier plutôt qu'à un peintre ?

CHAPELLE SAINT-JOSEPH

Mort de saint Joseph Henri Pinta (1856 - 1944) Huile sur toile marouflée (1915)

Le tableau représente « la bonne mort » de saint Joseph, accompagné du Christ et de la Vierge Marie. A ses côtés, une lampe s’éteint à l’image de sa vie. En fond apparaît un atelier de charpentier. La scène est surplombée d’une composition représentant le Seigneur et des anges tenant un phylactère portant l’inscription : « Garde toi, bon fidèle, dans la joie de ton Seigneur ». Henri Pinta, Prix de Rome, est connu pour ses compositions religieuses et plus particulièrement ses cartons de mosaïques. Il est notamment l’auteur de celles du Sacré-Cœur à Paris. Il a également exécuté trois portraits de curés de Saint-François Xavier au 19ème siècle, visibles dans la sacristie.

CHAPELLE SAINT-VINCENT DE PAUL

Saint-Vincent de Paul Marcelle Lecamp ( ? - 2000) - Vitrail (1951 - 1954)

Saint-Vincent-de-Paul (1581 - 1660) dévoua sa vie aux pauvres, fonda la congrégation des Filles de la Charité (à sa droite sur le vitrail), la Société des prêtres de la mission, communauté consacrée à l’évangélisation des paysans. Il instaura des séminaires de très haut niveau (séminaristes représentés à sa gauche) et envoya des missions jusqu’aux Hébrides. Son action connut un renouveau au 19ème siècle avec la création de la Société de saint-Vincent-de-Paul, groupement laïc créé par Ozanam.

Marcelle Lecamp fut la collaboratrice de la célèbre créatrice de vitraux Marguerite Huré, auteur entre autres du Pavillon des Missions Catholiques à l’Exposition Coloniale de 1931. Elle réalisèrent de nombreuses créations religieuses et collaborèrent fréquemment avec l’architecte Perret. Leur atelier était dans le 7ème arrondissement, 23 rue Oudinot. Leurs créations sont visibles au Musée des Années 30 à Boulogne Billancourt.

Christ Mort Alfred Lenoir (1850 - 1920) Marbre

Ce Christ au linceul fut créé en 1876 par Alfred Lenoir, sculpteur renommé de son siècle, qui exposa au Salon de 1874 et aux Expositions Universelles de 1878, 1889 et 1900. Au dessus de la sculpture est gravée la citation du Psaume XV : « Ma chair repose en paix car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts et tu ne permettras pas que ton bien aimé voie la corruption ».

Saint-Denis (3ème siècle) Anonyme - 1892 Plâtre

Le premier évêque de Paris est représenté dans ses habits épiscopaux, Bible à la main, prêchant.

La Vierge à l’Enfant Saint Joseph et l’Enfant (croisée du transept) Chertier - 1888 - Argent

UN MOBILIER DE GRANDE QUALITE

A la construction de l’église, la paroisse était l’une des plus riches de la capitale. Les donations étant importantes, la Fabrique passa commande aux meilleurs artistes et artisans de l’époque pour réaliser le mobilier et l’ornementation.

Le maître autel de style Renaissance italienne constitué du retable, de l’exposition et du tabernacle en marbres et bronze doré ornés de mosaïques et d’émaux ainsi que les candélabres sont l’œuvre de Poussielgue-Rusand Fils, orfèvres à Paris. Poussielgue-Rusand fut l’un des plus importants orfèvres d’église au 19ème siècle. Il collabora avec l’architecte Eugène Viollet-le-Duc dans les églises et cathédrales les plus importants. Il fut entre autres l’orfèvre du reliquaire du Saint-Clou, du grand lutrin et de l’ostensoir de Notre-Dame de Paris ainsi que le créateur de l’autel de l’église de la Trinité à Paris.

Le bas relief en marbre du maître autel représentant la mort de Saint-François Xavier sur une plage de l’île de Sancian, portant le crucifix de l’évangélisateur, est l’œuvre d’Alfred Lenoir, également auteur du Christ mort de la Chapelle Saint-Vincent de Paul.

La clôture du chœur est l’œuvre de Drouet, les grilles en bronze doré sont de Laisné, les menuiseries d’art de l’ensemble de l’église sont de la maison Lecœur.

SACRISTIE DES PRETRES

Saint-Denis - Sainte-Geneviève Charles Laurent Maréchal (1801 - 1887) Vitraux grisaille

Saint-Denis se lève après son supplice au milieu des femmes venues pour lui donner la sépulture. Il porte sa tête détachée entre ses mains. Sainte-Geneviève tenant la croix annonce que Paris sera préservé des dévastations d’Attila.

Maréchal était portraitiste et paysagiste, peintre verrier et aquarelliste. Il exécuta des vitraux pour Notre-Dame, Saint-Augustin, Sainte-Clotilde entre autres édifices parisiens, ainsi que pour les cathédrales de Metz et Lyon. Il fut l’un des pionniers de la redécouverte de l’art des maîtres verriers anciens qui travaillaient le verre teinté dans la masse, contrairement à ses prédécesseurs qui réalisaient des « vitraux tableaux », peints sur verre. Il est également auteur de la rose et des fenêtres hautes de la nef de Saint-François Xavier, des fenêtres des chapelles latérales, des roses du transept.

Saints protecteurs de Paris, Saint-Denis et Sainte-Geneviève sont également présents dans l’église par les cryptes qui leur sont consacrées et par les dédicaces sous forme de monogrammes (SD et SG) dans les mosaïques ornant les deux bras du transept.

Job raillé par sa famille Bénédiction de Jacob par Isaac Attribués à Luca Giordano (1634 - 1705) Huiles sur toile

Ces deux tableaux sont de même facture. L’un représente Job en proie aux moqueries de sa famille alors que Dieu vient de mettre sa foi à l’épreuve en le privant de ses biens et de sa santé. L’autre représente Jacob usurpant le droit d’aînesse de son frère Esaü et profitant de la cécité de son père Isaac pour obtenir sa bénédiction.

Luca Giordano étudia à Naples dans l’entourage de Ribera puis à Rome où il fit partie des proches de Pierre de Cortone. Il exécuta de nombreus

es fresques pour des églises du sud de l’Italie, ainsi que pour des palais florentins. Il vint à Venise où il subit l’influence du Titien et de Véronèse, puis fut appelé par Charles II d’Espagne pour réaliser un ensemble de fresques à l’Escorial et au Buen Retiro. Il travailla également pour la Cathédrale de Tolède et le monastère de Notre Dame de la Guadalupe, puis acheva sa vie à Rome.

CHAPELLES SAINTE-ANNE ET NOTRE-DAME-DE-LOURDES

Saint-François Xavier et le miracle du crabe Benedetto II Gennari (1633 - 1715) Huile sur toile

Cette toile représente un épisode célèbre de la vie du saint. Alors qu’il traversait la mer des Moluques, il fut confronté avec ses deux compagnons à une violente tempête. Se penchant sur les flots pour les apaiser, il perdit son crucifix. Le lendemain, tandis qu’il marchait sur la côte de l’Ile Baranura en compagnie de Fausto Rodriguez, il vit un crabe sortir de l’eau pour lui rapporter son crucifix. Après la mort de Saint-François Xavier, des Indiens virent des crabes portant sur leur carapace le signe de la croix. Le contexte des missions est rappelé par la présence d’un galion et par la pèlerine, vêtement des voyageurs, portée par les deux religieux.

Benedetto Gennari fut élève du Guerchin à Bologne. Grand admirateur de Louis XIV, il séjourna à Paris, puis partit pour Londres. Il travailla à des portraits royaux, mais également à des scènes mythologiques et religieuses, réalisant notamment une série de peintures dédiées à la Vierge. Il fut promu premier peintre de la cour d’Angleterre, alors fervente du catholicisme. A son retour en Italie, il fut l’un des membres fondateurs de la célèbre Académie Clémentine.

 

 

 

 

La Déposition de Croix (Copie) Jose de Ribera (1591 - 1652) - Huile sur toile

Peintre et graveur espagnol, Ribera travailla surtout à Naples où il puisa une inspiration caravagesque qui influencera la peinture espagnole. Il tint en Italie une place prépondérante parmi les grands peintres du moment. Ribera a recours au jeu de contraste entre lumière intense et fonds sombres pour dramatiser les scènes qu’il représente.

La dernière messe du martyr - Charles Louis Frédy de Coubertin (1822 - 1908) Huile sur toile - 1864

Ce tableau représente vraisemblablement la mort du prêtre Lucianus, martyr chrétien, qui est le sujet de l’un des chapitres du roman « Fabiola ou l’Eglise des Catacombes », écrit en 1854 par le Cardinal Wiseman, archevêque de Westminster. Ce roman connut un immense succès en Angleterre et en France où il fut traduit et largement diffusé dans les familles catholiques. C.L. Frédy de Coubertin était spécialisé en peinture religieuse. On peut voir de lui « le départ des Missionnaires » à la Chapelle des Missions Etrangères. Il était le père du Baron Pierre de Coubertin, restaurateur des Jeux Olympiques.

CHAPELLE DE LA VIERGE

La chapelle axiale est dédiée au culte marial. Elle est organisée autour d’une composition statuaire centrale d’inspiration baroque, faisant apparaître la Vierge à l’Enfant nimbée de nuages et auréolée de rayons. Elle est l’œuvre du sculpteur Jean-Marie Bonnassieux (1810 - 1892), qui fut pensionnaire à la Villa Médicis et Grand Prix de Rome. Son œuvre la plus connue est Notre-Dame-de-France sur le Rocher Corneille au Puy-en-Velay. Il est notamment auteur d’une « Méditation » visible au Musée du Louvre et de la statue funéraire de Mrg Darboy à Notre-Dame-de-Paris.

Surplombant la composition, la demi-coupole est ornée de trois médaillons en grisaille représentant l’Annonciation, l’Assomption et la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. Ils sont l’œuvre de Charles Lameire (1832-1910) auteur de la coupole, et de la décoration sous forme de draperie entourant le grand autel du chœur. Paroissien de Saint-François-Xavier et grand peintre catholique, il travailla, entre autres, pour l'église de la Madeleine à Paris, Notre-Dame de Fourvières à Lyon, l'Hôtel de Ville and le Trocadero à Paris. On lui doit plus de 700 oeuvres.

Les voûtes de la chapelle sont ornées de douze représentations des Litanies de la Vierge, invocations poétiques inspirées des Ecritures et illustrant dès le 12ème siècle la place privilégiée de la Vierge dans le dessein divin : Mère du Sauveur, Miroir de Justice, Siège de la Sagesse, Vase rempli du Saint-Esprit, Rose mystique, Reine des Anges, Tour de David, Tour d’ivoire, Maison d’or, Arche d’alliance, Porte du ciel, Etoile du matin. Elles sont l'oeuvre de A.Denuelle (1818-1879), qui fut le maître de Charles Lameire.

CHAPELLES SAINT-ANTOINE ET SAINT-LOUIS

Au centre de la composition, traitée dans le style des Préraphaélites français (Nazaréens), Marie appuyée au berceau veille l’Enfant représenté avec réalisme comme un nouveau né dormant, tandis que Joseph se repose. Quatre anges entourent la Vierge et l’Enfant, attentionnés et priant. Dans le ciel, les anges musiciens célèbrent la naissance du Christ.

Chassevent-Bacques travailla essentiellement à des portraits et compositions religieuses. On peut voir certaines de ses œuvres dans les églises parisiennes Saint-Lambert-de-Vaugirard et Saint-François-de-Sales.

Le Crucifiement de Saint Pierre - Luca Giordano (1634 - 1705) Huile sur toile

Ce tableau, offert à l’église par la Baronne du Teil, représente l’Apôtre Pierre tel qu’il fut crucifié, la tête en bas à sa demande, en signe d’humilité envers le Christ. Une toile quasiment similaire se trouve au Musée Fesch d’Ajaccio, les seules variantes concernant les personnages secondaires entourant Pierre, ici plus nombreux. Luca Giordano étudia à Naples dans l’entourage de Ribera puis à Rome où il fut proche de Pierre de Cortone. Il exécuta de nombreuses fresques pour des églises du sud de l’Italie, ainsi que pour des palais florentins. Il vint à Venise où il subit l’influence du Titien et de Véronèse, puis fut appelé par Charles II d’Espagne pour réaliser un ensemble de fresques à l’Escorial et au Buen Retiro. Il travailla également pour la Cathédrale de Tolède et le monastère de Notre-Dame-de-la-Guadalupe puis acheva sa vie à Rome.

TROIS ŒUVRES MAJEURES

La Cène Jacopo Robusti dit le Tintoret (1518-1594) Huile sur toile

Cette représentation de la Cène s’apparente à trois des huit autres créées par le Tintoret pour les églises San Trovaso, San Marcuola et San Simeon il Grande de Venise. Elle présente en effet un schéma novateur par « la recherche d’un espace plus dilaté grâce à la position de la table carrée (...) », la forte pénombre, le réalisme des portraits du Christ et des Apôtres qui confère cette atmosphère de quotidienneté propre aux œuvres religieuses du Tintoret. Le Christ est représenté auréolé d’un nimbe crucifère, Pierre à sa droite et Jean à sa gauche. Judas apparaît au premier plan de dos, dissimulant une bourse. La véhémence des discussions entre les Apôtres s’oppose au calme du Christ et à celui de Jean qui semble dormir.

Le Tintoret peint cette représentation de la Cène en 1559 pour la Scuola del Santissimo Sacramento de l’église San Felice à Venise. L’œuvre s’y trouva jusqu’en 1818. Elle fut ensuite déposée dans un pensionnat de jeunes filles puis fit partie jusqu’en 1865 des collections de la Duchesse de Berry. Elle se retrouva enfin en France où elle fut donnée à l’église Saint-François Xavier par la baronne du Teil.

Après un court apprentissage dans l’atelier du Titien, Tintoret intégra le puissant milieu des confréries caritatives par son mariage avec la fille du Guardian Grande de la Scuola Grande di San Marco. Il réalisa de nombreuses œuvres à leur demande.

La toile a été restaurée à l’initiative de la Ville de Paris.

 

La Vierge à l’Enfant avec Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Geneviève Lubin Baugin (1610-1663) Huile sur toile

Ce tableau se trouvait avant la Révolution française de 1789 dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, sur l’autel de la chapelle Sainte-Geneviève. Il fut ensuite mentionné sous des noms divers dans les inventaires successifs des œuvres religieuses. Le 22 brumaire an VII (12 novembre 1798), il fut remis à l’administration par Alexandre Lenoir pour être vendu, mais on retrouve sa trace en 1812 lorsque le Musée Napoléon le mit en dépôt à l’église Saint-Roch, d’où il rejoignit l’église Saint-François Xavier à une date inconnue.

Lubin Baugin fut reçu jeune dans la corporation de Saint-Germain-des-Prés qui lui permit de produire et de vendre ses tableaux à Paris. Comme les Frères Le Nain, il se spécialisa dans la peinture des natures mortes. Il fit un séjour en Italie où l’influencèrent le Corrège, le Parmesan et Raphaël. Il revint à Paris où il réalisa de petits tableaux de dévotion, puis obtint des commandes importantes de grands tableaux, de tapisseries et de gravures, de retables et de décors entiers (Notre-Dame-de-Paris, Chapelle de la Congrégation des Nobles...).

En 1651, il obtint la consécration en entrant à la jeune Académie royale dont il sera exclu quelques années plus tard pour absentéisme et divergences de vues. Son œuvre resta longtemps dans l’ombre, concurrencée par celle de ses contemporains célèbres, mais son sens de la perfection et sa légèreté de lignes comme son esprit libre, tant dans ses natures mortes que dans ses compositions religieuses, en font un maître de la peinture française du 17 ème siècle.

Le tableau a été restauré à l’initiative de la Ville de Paris.

 

La communion Henry Lerolle (1848-1929) Huile sur toile (en deux parties)

La toile, fractionnée en deux parties, représente un office au moment de la communion. La scène est dépeinte depuis les latéraux, mettant l’accent au premier plan sur les paroissiennes attendant leur tour pour s’approcher de la table de communion

Une illustration de 1932 nous montre ce tableau en une seul morceau. Sans doûte à cours d'agent, le peintre le découpa en deux parties plus patites et donc plus faciles à vendre.

Les deux tableaux ont été restaurés par la Ville de Paris.

Partie gauche

Le tableau complet en 1932.

Partie droite

Lerolle fait partie des peintres académiques du 19ème siècle. Elève des Beaux-Arts et de l’Académie Julian, il est d’abord collectionneur d’art. Très lié aux peintres, sculpteurs et musiciens célèbres de son temps tels Manet, Degas, Renoir, Debussy, Chausson, il sera également un découvreur de talents (M. Denis, Vuillard, Bonnard), mais ne prendra jamais lui-même le tournant de la modernité. Il expose au Salon de Paris et à la Société des Beaux-Arts dont il est l’un des fondateurs. Ses sujets sont éclectiques et il peint aussi bien des portraits, des paysages, des scènes de genre ou d’histoire. Il s’adonne à la peinture religieuse en 1874. Son style est caractérisé par des effets d’éclairage habiles, des portraits sobres et vrais. Outre dans les musées français et étrangers (Musée d’Orsay notamment) on peut voir ses œuvres à l’Hôtel de Ville de Paris et à la Sorbonne.

On trouve également l’une des toiles de Lerolle au Metropolitan Museum of Arts de New York. Cette oeuvre majeure d’Henry Lerolle (2,40m x 3,60m) datée de 1885 a pour titre « A l’Orgue » :

Cet orgue n’est autre que celui de l’Eglise Saint-François Xavier. La toile vient compléter la série des deux tableaux qui se trouvent dans la sacristie des mariages dans l’église. Le conservateur du Metropolitan Museum vient de la faire restaurer et exposer de manière permanente dans la salle des œuvres françaises du XIXème siècle aux côtés des plus grandes figures de l’Impressionnisme. Incitant au recueillement et à la prière, nombreux sont les visiteurs du Musée qui, parait-il, lui accordent un bon moment d’attention.

 

ORNEMENTATION DE LA COUPOLE ET DU CHŒUR

La coupole, traitée dans un style neo-byzantin, est ornée de peintures réalisées par Charles Lameire, représentant les douze Apôtres vêtus de blanc sur fond d’or autour de l’Agneau. Lameire (1832 - 1910) peignit d’imposants décors religieux et civils dont Notre-Dame de Fourvière à Lyon, l’église de la Madeleine, le Trocadéro et l’Hôtel de Ville à Paris. En médaillon apparaissent les quatre Prophètes Isaïe (debout), Jérémie (penché), Ezéchiel (l’index sur le front) et Daniel (appuyé sur un lion), peints par Delaunay. Jules Delaunay (1828 - 1891) fut Prix de Rome. Il décora les salles du Conseil d’Etat à Paris, la Visitation de sainte Marie à Nantes, réalisa la fresque de Sainte-Geneviève au Panthéon ainsi que celle du Parnasse à l’Opéra de Paris.

Le tympan de l’arcade, les pendentifs de part et d’autre représentant Moïse(tenant les Tables de la Loi)et Aaron (en costume de prêtre des anciens Juifs) ainsi que le Livre des Evangiles tenu par deux anges au sommet sont l’œuvre de Romain Cazes. Cazes (1810 - 1881) fut élève d’Ingres. Il est l’auteur du Couronnement de la Vierge visible au Musée du Louvre et participa à l’ornementation de plusieurs édifices religieux dont les cathédrales d’Albi et de Bordeaux, l’église de la Trinité à Paris. Au-dessus du tympan sont inscrites les trois Vertus théologales : la Foi, l’Espérance et la Charité.

Sur les colonnes engagées décorant l’arc du sanctuaire, un ange aux raisins et un ange aux épis de blé, symboles de l’Eucharistie, sont sculptés par Falguière. Jean Alexandre Falguière (1831 - 1900) fut Prix de Rome et professeur à l’Ecole des Beaux Arts. Il est considéré comme l’un des créateurs du réalisme en sculpture dans l’école française du 19ème siècle.

UNE EGLISE DEDIEE A SAINT-FRANÇOIS XAVIER

La paroisse Saint-François Xavier des Missions Etrangères rend hommage à son saint patron à travers plusieurs œuvres décoratives du chœur de l’église. Patron des Missions Etrangères, Saint-François Xavier est un disciple et compagnon de Saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites. Il vécut de 1506 à 1552 et répandit la foi chrétienne en Inde, en Indonésie et au Japon.

Au-dessus du chœur, dans le tympan de l’arcade, une peinture de Romain Cazes commandée en 1874 représente Saint-François Xavier présentant à Jésus-Christ les peuples qu’il a convertis. A gauche, Saint-François Xavier est vêtu d’une soutane recouverte d’un surplis blanc. A droite, quatre personnages -deux asiatiques et deux indiens- composent le groupe des nouveaux fidèles.

Sur l’autel originel placé au fonds du chœur, un bas-relief en marbre d’Alfred Lenoir représente la mort solitaire de Saint-François Xavier, survenue sur une plage du Japon, aux portes de la Chine, en 1552.

De part et d’autre du chœur, en partie haute, quatre toiles marouflées peintes par Charles Crauk en 1895 représentent des scènes de la vie de Saint-François Xavier : Saint-François Xavier renonçant au monde (conversion par Saint Ignace), Saint-François Xavier prêchant, la mort de Saint-François Xavier, l’apothéose de Saint-François Xavier. Crauk (1819-1905) fut élève de l’Ecole des Beaux-Arts et obtint le 2ème Prix de Rome. Il se spécialisa dans les sujets mythologiques et la peinture religieuse.

Une statue en pierre de Saint-François Xavier sculptée par G.G. Chauvin en 1932 complète cet ensemble de représentations. Gabriel Georges Chauvin sculpta de nombreux monuments, bustes et statues, dont saint Antoine ermite pour Notre-Dame d’Espérance à Paris et le Christ à la colonne de Notre-Dame de Sarrance.

CHAPELLE SAINTE-THERESE DE L’ENFANT JESUS

Sainte-Thérèse de L’Enfant Jésus Marcelle Lecamp (? - 2000) Vitrail 1951

Thérèse Martin (1873 - 1897) entra au Carmel de Lisieux à l’âge de 15 ans sous le nom de Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle fut l’exemple même d’une vie d’humilité et d’obéissance. Elle écrivit un ouvrage biographique, « la petite voix » qui la fit connaître dans le monde entier sous le titre « Histoire d’une âme » . Elle mourut à 24 ans, fut canonisée en 1925 et nommée seconde patronne de la France et patronne des Missions en 1927.

Marcelle Lecamp fut la collaboratrice de la célèbre créatrice de vitraux Marguerite Huré, auteur entre autres du Pavillon des Missions Catholiques à l’Exposition Coloniale de 1931. Elle réalisèrent de nombreuses créations religieuses et collaborèrent fréquemment avec l’architecte Perret. Leur atelier était dans le 7ème arrondissement, 23 rue Oudinot. Leurs créations sont visibles au Musée des Années 30 à Boulogne Billancourt.

 

Le Baiser de Judas Anonyme vénitien (c. 1600) Huile sur toile

La scène représente plusieurs épisodes consécutifs de l’arrestation du Christ : le baiser de Judas, le reproche de Jésus (« est-ce par un baiser que tu livres le Fils de l’Homme ? ») et le geste du compagnon de Jésus se préparant à trancher l’oreille du serviteur du grand prêtre.

CHAPELLE DU SACRE-CŒUR

Le Sacré-Cœur Félix Villé (1819 - 1907) Toile marouflée - 1895

Le culte du Sacré-Cœur devint public au 17ème siècle avec sainte Marguerite Marie qui reçut les révélations du Sacré-Coeur et Saint François-de-Sales convaincu que le Christ avait donné son cœur pour devenir celui des chrétiens. Il fut particulièrement vivace au 19ème siècle, notamment lors de la guerre de 1870, alors que l’église Saint-François Xavier était en cours de construction. La dédicace de la Basilique de Montmartre au Sacré Cœur fut décidée deux ans avant l’ouverture au culte de l’église Saint-François Xavier. La toile de Villé montre le Christ auréolé de gloire au dessus d’une foule de religieux implorant son intercession pour la protection de la France, comme en atteste la citation de Mrg Guibert au bas du tableau. En fond de toile à droite apparaît la silhouette de Notre-Dame et à gauche celle de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Félix Villé est essentiellement peintre de paysages. Il fut élève à l’Ecole des Beaux-Arts et ses œuvres sont visibles aux musées de Nantes, Reims et Annonay.

Le Sacré-Cœur Anonyme (1892) Plâtre

L’Education de la Vierge Peaucelle Coquet (19ème siècle) Plâtre polychrome Sainte-Anne est représentée un livre à la main, Marie fillette à ses côtés désignant un texte.

L’Immaculée Conception Anonyme (19ème siècle) Plâtre polychrome Saint-François Xavier est bâtie tout juste vingt ans après que le pape Pie IX eut proclamé le dogme enseignant que Marie est conçue de manière immaculée.

Saint-Antoine de Padoue (1195 - 1231) Cachal Frou (19ème siècle) Plâtre polychrome Saint-Antoine est représenté en habit de franciscain, portant l’Enfant Jésus en référence à l’une de ses visions, un lys à la main. Il fut un grand prédicateur de la foi catholique, sur les traces de Saint-François d’Assise. Au 19ème siècle fut créé le « pain de Saint-Antoine », aumône donnée aux pauvres et aux affamés.

La Communion des Apôtres Henry Lerolle - (1848-1929) Huile sur toile.

 La composition est centrée autour du Christ placé exceptionnellement devant la grande table nappée de blanc de la Cène. La disposition des personnages est originale : trois des Apôtres sont agenouillés à ses pieds, six autres sont groupés autour de la Table à gauche, deux seuls restent à droite. Tous sont tournés vers lui, dans l’attente.

Le travail de la lumière, l’équilibre du décor et la palette, principalement composée de la gamme des gris, sont de grande qualité.

Cliquez ici pour lire un extrait du bulletin paroissial de 1935 à propos de l'oeuvre de la vie d'Henry Lerolle et de ce tableau, en particulier.

Chasse de Sainte Madeleine-Sophie Barat. Le présence du corps intact de la religieuse dans sa chasse en bronze doré peut intriger. Elle est liée à l'histoire de la Sainte et de la paroisse. Une page du site est consacrée à Sainte Madeleine-Sophie Barat [Voir].

CHAPELLE DES MORTS

Hommage aux morts de la guerre de 1914-1918 Henri Pinta (1856 - 1944) Huile non vernie sur un enduit de plâtre peu épais - 1921

La dédicace de cette chapelle aux morts de la paroisse durant la Première Guerre Mondiale intervint dans les années 20. Le bulletin paroissial de l'époque nous apprend que la bénédiction de la chapelle eut lieu en 1925 et la Consécration de l'autel avec les reliques de St Denis le 11 novembre 1927

Trois vicaires de la paroisse furent mobilisés et l’un d’eux tué. La liste des victimes de la Seconde Guerre Mondiale fut adjointe ultérieurement. Henri Pinta est également auteur du tableau « La mort de Joseph », dans la chapelle Saint Joseph.

Saint-Louis (1214 - 1270) Peaucelle Coquet - 19ème siècle Plâtre peint

Saint-Louis, roi pieux et juste, grand instigateur des Croisades en Terre Sainte est représenté en habits royaux -manteau d’hermine fleurdelisé et couronne-. Il porte un coussin supportant la Couronne d’épines.

Sainte-Jeanne d’Arc (1412 - 1431) Anonyme - 19ème ou début 20ème siècle - Plâtre

Jeanne est représentée en armure et étendard en main, combattant les Anglais au service de son roi Charles VII. Elle fut inaugurée en juin 1909 dans la foulée de béatification de Jean d'Arc (18 avril 19019).

LE CHEMIN DE CROIX

A côté de la chapelle se trouve l’une des 14 stations du Chemin de Croix réalisé en métal émaillé et inauguré le 13 janvier 1891 selon la Semaine religieuse, trois ans avant la consécration de l’église. La composistion des sujets est de Théodore Maillot.

Orgues et Organistes

Les Orgues
 
Le Grand Orgue

Au-dessus de l’entrée principale de l’église se trouve le Grand Orgue (l’église compte trois orgues au total). L’un des plus beaux orgues dits « de 32 pieds », il fut construit en 1878 par la maison Fermis et Persil. Il fut ensuite l’objet d’un « relevage » par la célèbre maison Cavaillé-Coll, puis de nouveaux travaux furent exécutés sur les claviers par les facteurs Ephrem et Gonzales en 1923. Il du être entièrement restauré et remanié par Bernard Dargassies en 1992 (boiseries, console, tuyauterie).

Description technique du Grang Orgue

L’Orgue de Choeur

Orgue de choeur


L'Orgue de Choeur serait de Fermis, le même facteur que pour le grand orgue. A l'origine il était placé derrière le Maître-Autel. Doté de deux façades, l'une donnait vers la grande nef et l'autre sur la chapelle de la vierge. Ainsi il pouvait servir pour les deux côtés. Dès le début du XXe siècle, l’autel s’est avéré trop petit et inadapté. La construction de l’autel actuel a nécessité le déplacement de l'orgue. Ce dernier a donc été installé sur la tribune du transept.

2 claviers de 56 notes et pédalier de 30 notes.
Transmissions mécaniques. 22 jeux.
Composition :
Grand-Orgue Récit Pédale
Montre 8'
Bourdon 8'
Prestant 4'
Flûte 4'
Doublette 2'
Sesquialtera II rangs
Plein-jeu IV rangs
Trompette 8'
Clairon 4'
Dulciane 8'
Flûte 8'
Bourdon 8'
Principal 4'
Flûte 4'
Doublette 2'
Cymbale III rangs
Hautbois 8'
Cromorne 8'
Soubasse 16'
Bourdon 8'
Principal 4'
Régale 16'
Accouplement: Récit/G.O. Tirasses: G.O., Récit
L’Orgue de la Chapelle de la Vierge

L'Orgue de la Chapelle de la Vierge n'est pas visible depuis la nef. Il se trouve, sur la gauche, dans le triforium. Il est dans le fond de la tribune et son buffet n'a pas de façade. Il est apparemment de 1955, construit parle facteur Pierre Chéron à qui l'on doit, entre autres, l'orgue des Dominicains à Toulouse.

2 claviers de 61 notes et pédalier de 32 notes.
Transmissions mécaniques. 6 jeux.
Composition :
Grand-Orgue Récit expressif Pédale
Montre 8'
Prestant 4'
Doublette 2'
Bourdon 8'
Flûte 4'
Soubasse 16'
Accouplement: Récit/G.O. - Tirasses: G.O., Récit
Tremblant au Récit.
 
Les Organistes

Le premier organiste titulaire fut Albert RENAUD, qui quitta ses fonctions en 1891 pour tenir l’orgue de Saint-Germain-en-Laye.

Adolphe MARTY lui succéda. C’était l’élève de César FRANCK à l’Institut National des Jeunes Aveugles, où il fut également professeur jusqu’en 1930. Il fut titulaire à Saint-François Xavier jusqu’à sa mort en 1942.

Il eut lui-même un élève prestigieux de l’INJA : Gaston LITAIZE. Ce dernier remporta de nombreux prix, fut producteur d’émissions religieuses à l’ORTF, professeur au Conservatoire National de Saint-Maur, auteur de nombreuses œuvres musicales, et donna des concerts dans le monde entier. Il mourut en août 1991.

Mais déjà, l’orgue de Saint-François Xavier était bien malade... Une transformation complète de l’instrument s’imposait, qui fut l’œuvre en 1992 du facteur d’orgues Bernard DARGASSIES : réfection du buffet (boiserie), remplacement de l’ancienne console par une console électronique, réparation avec changement d’une grande partie de la tuyauterie.

Si Maître Gaston LITAIZE n’eut pas la joie d’étrenner son nouvel orgue, ce fut celle de son ancien élève du conservatoire de Saint-Maur, Maître Denis COMTET, l’actuel organiste titulaire, ancien élève également du Conservatoire Supérieur de Paris. Les deux organistes co-titulaires sont Eric LEROY et Olivier HOUETTE.


Illustration sonore: Choral "Dies sind dic hielgen gebot" (Voici les dix saints Commandements) BWV678 (Interprétation par échantillonnage numérique informatique)

Fichier MP3: 

La "Route des Saints" (Le quartier)

Le territoire de la paroisse Saint-François Xavier est partagé en son milieu par les pelouses de l’avenue de Breteuil. Du côté ouest, de larges avenues, plusieurs ministères, l’Unesco et la vaste perspective de l’Ecole militaire. A l’extrémité sud, un quartier résidentiel à forte densité de population. De l’autre côté de l’avenue de Breteuil, abondent les souvenirs historiques : célèbres couvents, caserne de Babylone (La Garde républicaine). Notons que dans la rue Barbet de Jouy est logé l’Archevêque de Paris.

Qu’est ce que la route des Saints ?

A l’occasion de Paris Toussaint 2004, sur le thème « Qui nous fera voir le bonheur ? », la paroisse Saint-François Xavier a organisé un itinéraire de découverte de 4 hauts lieux spirituels situés dans le quartier : les Missions étrangères de Paris, la Médaille miraculeuse, les Lazaristes, les Jésuites rue de Sèvres.

Missions étrangères de Paris.

Fondé en 1663, le séminaire a vu partir environ 4 500 missionnaires français qui ont fondés 121 diocèses en Asie. Les locaux entièrement rénovés, témoignent du dynamisme culturel et spirituel que les prêtres ont développé pour l’Annonce de l’Evangile. La Chapelle, la Crypte, la Salle des Martyrs et la librairie veulent être le témoignage d’un axe centré sur la foi, la culture et la mémoire.

Heures d’ouverture : mardi au samedi : de 11h00 à 18h30, dimanche : de 13h00 à 18h00
Messes : lundi au samedi : 7h00 et 7h30, dimanche : 10h00
Confessions : mardi au vendredi : de 15h00 à 17h00
Adresse : 128, rue du Bac - ?75007 Paris
Téléphone : 01 44 39 10 40
Site internet : http://www.mepasie.org
E-mail : pfaucon@mepasie.org
Chapelle Saint-Vincent-de-Paul / Chapelle des pères Lazaristes

Construite en 1830, la chapelle de la Maison mère des pères et des frères lazaristes a été conçue pour recevoir les reliques de leur fondateur : Saint-Vincent-de-Paul. Elle est typique de la fin de la restauration, avec un décor particulièrement riche et réussie. L’orgue est un Cavaillé-Coll.

Outre Saint-Vincent-de-Paul, on y vénère les reliques des martyrs de chine : Saint-François-Régis Clet et Saint-Jean-Gabriel Perboyre.

Horaires d’ouverture : de 7h00 à 12h00 et de 13h30 à 18h30
Messes : lundi au samedi : 7h15, dimanche : 10h30
Adresse : 95, rue de Sèvres ?- 75006 Paris
Téléphone : 01 45 49 84 84
E-mail : maimere@aol.com
Notre-Dame de la Médaille miraculeuse

La Sainte Vierge est apparue ici en 1830 à Catherine Labouré, Fille de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, pour donner au monde une médaille.

Reconstruite en l’année du centenaire, la chapelle présente un décor typique de l’art religieux de 1930. On y vénère les reliques de Sainte-Louise de Marillac, le cœur de Saint-Vincent-de-Paul, le corps resté intact de Sainte-Catherine.

Horaires d’ouverture : de 7h45 à 13h00 (férié 8h15 à 12h 30) et de 14h30 à 19h00
le mardi de 7h45 à 19h00
Messes : lundi à vendredi : 8h00, 10h30, 12h30
samedi : 8h00, 10h30, 12h30, 17h30 (messe anticipée)
dimanche : 7h30, 10h00, 11h15 ?
mardi (journée mariale) : 12h30, 16h00, 18h30
Chapelet : tous les jours à 16h00 sauf le mardi
Vêpres : 18h30
Confessions : de 9h00 à 13h00 et de 15h00 à 18h00
Adresse : 140, rue du Bac ?- 75007 Paris
Téléphone : 01 49 54 78 88
Site internet : http://chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/
E-mail :
info@chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com
Eglise Saint-Ignace

Bâtie en 1855, l’Eglise Saint-Ignace est l’église des Jésuites à Paris. En 2001, la nef a été réaménagée, dessinant un nouvel espace de célébration autour de l’autel et de la parole. Elle abrite 5 chapelles dédiées à des saints de la Compagnie de Jésus : Saint-Ignace, Saint-François Xavier, les Saints martyrs du Japon Paul Miki et ses compagnons, les jeunes saints (Louis de Gonzague, Stanislas Kotska et Jean Berchmans). Chaque dimanche, 5 messes rassemblent environ 1000 chrétiens.

Horaires d’ouverture : lundi à samedi : de 7h30 à 19h30, dimanche : de 8h00 à 12h30
Messes : lundi au samedi : 8h00, 9h00, 12h05, 18h30 (jeudi : 19h05) 7h15
dimanche : 8h30, 9h30, 11h00, 19h00 (anticipée le samedi 18h30)
Confessions : permanence tous les jours du lundi au samedi
Adresse : 33, rue de Sèvres ?- 75007 Paris
Téléphone : 01 45 48 25 25
Site internet : http://www.stignace.net
E-mail : eglisesaintignace@stignace.net

Sainte Madeleine-Sophie Barat

Sainte Madeleine-Sophie Barat

Madeleine-Sophie Barat est né le 12 décembre 1779 à Joigny dans l'Yonne; son père était tonnelier et vigneron.

En 1795, Louis son frère et parrain, prèetre refractaire pendant la Révoluyion l'emmène avec lui à Paris pour l'aider et parfaire son éducation religieuse. Avec d'autres prêtres jésuites, Louis oeuvre à la fondation de la « Société du Sacré-Cœur de Jésus » qui se consacre au retour de la culture religieuse dans l'éducation des jeunes filles. Madeleine-Sophie adhère au projet et commence rapidement son noviciat. Le 21 novembre 1800, elle prononce ses premiers voeux avec quelques compagnes et le 6 juin 1802, elle prononce sa profession religieuse.

Rapidement quelques communautés se créent et en 1806 (elle n'avait que 27 ans !) elle est élu mère supérieure; elle le restera jusqu'à sa mort en 1865.

Après quelques années de flottement, les Constitutions sont approuvées en 1816 par Pie VII et la Société du Sacré-Cœur de Jésus est reconnue par Léon XII le 22 décembre 1826. Les Constitutions de l'ordre étaient très imprégnées de celles de la Société de Jésus inspirées par Saint Ignace de Loyola.

La révolution de 1830 provoque le transfert du noviciat en Belgique. L'extension internationale de la congrégation nécessite d'adapter les Constitutions; en 1843 le pape Grégoire XVI approuve de nouvelles Constitutions qui seront de nouveau modifées en 1850 et approuvées par le pape Pie IX.

Les fondations se multiplient un peu partout en Europe. La congrégation est dédiée à l'éducation des jeunes filles; son établissement parisien est aujourd'hui occupé par le LycéeVictor Duruy.

Le 25 mai 1865, jour de l'Ascension, Madeleine-Sophie Barat meurt à Paris, dans la maison mère du Boulevard des Invalides (aujourd'hui musée Rodin), ayant prédit le jour de sa mort dès le dimanche précédent. Elle fut inhumée dans le cimetière de Conflans à Charenton-le-Pont.

Ste Madeleine-Sophie Barat à St Pierre de RomePlusieurs fois exhumée en vue de son procès en canonisation, il fut constaté, à chaque fois, que son corps était parfaitement conservé. Suite aux lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1904 son corps fut transporté à Jette (Belgique) où la congrégation possédait un établissement. Madeleine-Sophie est alors inhumée dans la crypte de la chapelle.

En 1908, le cercueil est ouvert à plusieurs reprises en vue de la béatification. Cette fois encore, son corps est trouvé intact. Un masque de cire est réalisée et le 30 avril 1909 et le corps est déposé dans la châsse en bronze doré où elle repose depuis.

Elle fut béatifiée par Pie X, le 24 mai 1908, puis canonisée par Pie XI, le 24 mai 1925. Une statue lui est consacrée dans la basilique saint Pierre de Rome.

Hélas en 1993, la chapelle de Jette est démolie; la chasse est déménagée dans un salon et finalement transportée, en 1998, à Bruxelles, dans la maison provinciale de la congrégation.

En 2007, les Soeurs décident d'installer un lieu définitif qui sera la chapelle du Sacré-Cœur de l'église Saint-François-Xavier à Paris. Cette église se trouve à côté des bâtiments historiques de la Société du Sacré-Coeur de Jésus, là où Madeleine-Sophie a vécu. Enfin, après des années d'errance, le vendredi 19 juin 2009, fête du Sacré-Cœur, au cours d’une messe célébrée par Mgr André Vingt-Trois, l’église reçoit solennellement la châsse contenant le corps de la fondatrice de la Société du Sacré-Cœur.

Femme étonnamment ouverte aux besoins de son temps, elle fut attentive à y répondre de son mieux en faisant « connaître l’amour de Dieu et en se consacrant à l’éducation des jeunes-filles ». Tout en gouvernant la congrégation, elle mena à travers ses nombreux voyages à travers l'Europe une activité apostolique très intense.

La Société du Sacré-Coeur de Jésus est présente dans 45 pays et compte près de 3000 religieuses.

Pour en savoir plus sur Sainte Madeleine-Sophie Barat et les religieuses du Sacré-Coeur :
http://www.rscj.com/CONNAITRE/Histoire/

Architecture de l'église Saint François-Xavier

Saint-François Xavier est un exemple d’architecture religieuse de la seconde moitié du XIXème siècle. Sa façade est inspirée de la Renaissance italienne, comme celle de La Trinité, dans le IXème arrondissement, commandée elle aussi en 1861.

Oeuvres d'art de l'église

Chapelle par chapelle, faisons ensemble le tour de cette église au patrimoine si riche. Certaines oeuvres ne sont pas visibles; elles sont placées dans des lieux non accessibles en temps normal ou exposées temporairement dans des musées.

CHAPELLE DES FONTS BAPTISMAUX

La Fuite en Egypte
Louis Flachéron (mort en 1885)
Huile sur toile.

Orgues et Organistes

Les Orgues
 
Le Grand Orgue

Sainte Madeleine-Sophie Barat

Sainte Madeleine-Sophie Barat

Madeleine-Sophie Barat est né le 12 décembre 1779 à Joigny dans l'Yonne; son père était tonnelier et vigneron.

La "Route des Saints" (Le quartier)

Le territoire de la paroisse Saint-François Xavier est partagé en son milieu par les pelouses de l’avenue de Breteuil. Du côté ouest, de larges avenues, plusieurs ministères, l’Unesco et la vaste perspective de l’Ecole militaire. A l’extrémité sud, un quartier résidentiel à forte densité de population. De l’autre côté de l’avenue de Breteuil, abondent les souvenirs historiques : célèbres couvents, caserne de Babylone (La Garde républicaine). Notons que dans la rue Barbet de Jouy est logé l’Archevêque de Paris.

Site hébergé par Cliquer pour accéder à OVH OVH et propulsé par  Cliquer pour accéder à DRUPAL Drupal. Optimisé pour Cliquer ici pour accéder au site de Firefox FirefoxCliquer ici pour accéder au site de Safari SafariCliquer ici pour accéder au site de Chrome ChromeCliquer ici pour accéder au site de Opera Opera.