L'appel de Dieu

Même si nous avons la volonté de nous mettre à son écoute, l'appel de Dieu n'est pas toujours facile à identifier. Pour le discerner, on peut entrer dans une longue et patiente méditation, mais c'est souvent un parcours spirituel qui peut prendre un certain temps.

D'abord, c'est quelqu'un d'autre qui nous le confirme. Dans l'Evangile de ce dimanche, c'est Jean-Baptiste qui confirme aux disciples que c'est "l'Agneau de Dieu", et c'est cette affirmation qui les met en marche. C'est aussi André qui confirme à son frère qu'il a trouvé le Messie, et qui le présente ainsi au Christ. On ne s'invente pas un appel. On perçoit avec une certitude éclairée par un autre (et souvent par l'Eglise) que cet appel vient bien de Dieu.

Puis, il y a l'écoute patiente, attentive, libre, qui met en confiance. Car l'appel, la vocation ne décrit pas ce que sera notre avenir. Il y a toujours une part d'inconnu. Et répondre favorablement à l'appel de Dieu, c'est faire confiance. C'est aussi oser croire, et ainsi prendre un risque : le risque de mettre Dieu au centre de notre cœur et de notre vie. Le risque paraît grand, il peut nous inquiéter. Que vais-je devoir abandonner ? Mais quand Dieu choisit et appelle, il sait ce qu'Il fait, et c'est toujours pour proposer un chemin destiné à nous faire grandir.

Et enfin, et c'est peut-être le plus déterminant, il y a une rencontre qui nous saisit. On peut poser son regard sur le Christ comme a su le faire Jean-Baptiste ; Mais ce qui est important, c'est de laisser le Christ poser un regard sur non comme Jésus le fait sur Pierre. C'est cela qui est déterminant, bouleversant et qui change tout. Ce peut-être le regard pur du nouveau né dans la crèche, le regard confiant de celui qui me dit "Suis-moi", ou le regard tendre et miséri- cordieux du Christ sur la croix.

Quelque soit notre situation, laissons-nous regarder par le Christ ; il nous confirmera d'une façon ou d'une autre qu'il nous aime, et à cet instant ce qu'il attend de nous. 

Paramètres de l'éditorial
Dimanche: 
14/01/2018 (Toute la journée)
Fête liturgique: 
2e dimanche du Temps ordinaire - Année B
Nom de l'auteur: 
Philippe Chauveau, diacre
Carnet paroissial
Obsèques: 
Marta OLAH
Annette GUILLET
Message: 

Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25, 35.43) [...] Comme nous l’enseigne la parabole évangélique du jugement dernier : le Seigneur avait faim, il avait soif, il était assoiffé, malade, étranger et en prison et il a été secouru par certains, mais pas par d’autres. Cette vraie rencontre avec le Christ est source de salut, un salut qui doit être annoncé et apporté à tous. Pape François, homélie de la Journée mondiale du migrant et du réfugié, 14 janvier 2018